PAROLES DU SAINT PAPE LÉON XIV (Lc 10, 25-37)
Reçu
La parabole que Jésus raconte a (…) pour cadre une route, et c'est une route difficile et malaisée, comme la vie. (…)La vie est faite de rencontres, et dans ces rencontres, nous nous révélons tels que nous sommes. Nous nous trouvons face à l'autre, face à sa fragilité et à sa faiblesse, et nous pouvons décider de ce que nous allons faire : nous occuper de lui ou faire comme si de rien n'était. Un prêtre et un lévite suivent le même chemin. Ce sont des personnes qui servent dans le Temple de Jérusalem, qui habitent dans l'espace sacré. Pourtant, la pratique du culte ne conduit pas automatiquement à la compassion. En effet, avant d'être une question religieuse, la compassion est une question d'humanité ! Avant d'être croyants, nous sommes appelés à être humains. (…)Mais voici quelqu'un qui est capable de s'arrêter : c'est un Samaritain, qui appartient donc à un peuple méprisé (cf. 2 Rois 17). Dans son cas, le texte ne précise pas la direction, mais dit seulement qu'il était en voyage. La religiosité n'a rien à voir ici. Ce Samaritain s'arrête simplement parce qu'il est un homme devant un autre homme qui a besoin d'aide. (…)Quand serons-nous capables, nous aussi, d’interrompre notre voyage et d’avoir de la compassion ? Quand nous comprendrons que cet homme blessé sur la route représente chacun d'entre nous. Et alors, le souvenir de toutes les fois où Jésus s'est arrêté pour prendre soin de nous nous rendra d’autant plus capables de compassion. (Pape Léon XIV, Audience générale, 28 mai 2025)